La bataille de Verdun
De février à décembre 1916, les offensives et contre offensives lancées
dans la région de Verdun coûteront la vie à plus de 800 000 soldats français
ou allemands. Lancée par les allemands, l'objectif de cette attaque : obtenir
la décision définitive sur le front ouest en épuisant et saignant l'armée
française.
Le 21 février 1916 à 5 heures, plus de 1200 canons pilonnent les positions
françaises. Sur les rives de la Meuse le choc est rude. Malgré une bonne
résistance des troupes françaises, en quelques jours, les allemands
réussissent à avancer et prennent notamment le fort de DOuaumont. Le
général Pétain est alors nommé commandant du secteur de Verdun. Des
renforts et des munitions sont acheminés à la hâte. Sur la "voie sacrée", de
Bar le Duc à Verdun, on compte le passage d'un camion toutes les 14
secondes. Dans les secteurs de la côte du Poivre, des forts de Vaux et de
Douaumont, sur la cote 304 les combats font rage. En avril le général
Nivelle remplace Pétain. Proche de ses troupes, souvent sur le front, le
nouveau commandant harangue ses soldats par des "ils ne passeront pas".
Mais l'hécatombe se poursuit. Le fort de Vaux tombe le 2 juin. La décision
des alliés de lancer une contre offensive sur la Somme pour le 1er juillet fait
diversion. Les efforts allemands sont réduits dans la région de Verdun.
L'offensive est stoppée. A partir d'octobre les français reprennent les position
perdues au printemps.
La bataille de la Somme été 16
Conçue comme une diversion à l'offensive allemande sur Verdun, la bataille
s'organise sur un front de 30 kilomètres. Les troupes anglaises ont la charge
des 18 kilomètres du secteur nord, les français le reste. DU 1er au 4 juillet,
l'artillerie alliée lance un déluge de feu comparable à celui des allemands
sur Verdun. Rapidement les français réussissent à percer la défense
allemande et en quelques jours font 10 000 prisonniers. Mais malgré
l'utilisation de tanks par les anglais ceux ci ne peuvent prendre le dessus. Mi
novembre 1916, l'offensive est stoppée. Pour un faible gain de terrains, 500
000 britanniques, 130 000 français et 275 000 allemands sont mis hors de
combat.