L'Invasion
Suivant un plan établi en 1906, les allemands décident d'une invasion de la
France par la Belgique, les Ardennes et la Moselle. Malgré une résistance
héroïque de l'armée belge, du corps expéditionnaire anglais de French et
des renforts français rapidement acheminés depuis la Lorraine, les
allemands remportent les victoires à Liège, Mons, à Charleroi, à
Neufchateau. Fin aout 1914, moins d'une mois aprés le début de la guerre,
les allemands ont progressé en Champagne, dans l'Oise et dépassé la
Somme. A la poursuite des armées françaises, les armées allemandes ne
sont plus qu'à une cinquantaine de kilomètres de Paris. L'objectif allemand
n'est pas de prendre la capitale mais de repousser les armées françaises
vers l'est pour les encercler et enfin les anéantir. Face à la vague allemande,
les forces françaises ont reculé en bon ordre. Mais la progression
allemande offre une opportunilté à l'armée de Paris commandée par
Galliéni et Maunoury. Le généralissime Joffre décide alors de la bataille : du
5 au 11 septembre, sur un front de 200 km s'étirant de Meaux à Verdun, 2,5
millions d'hommes s'affrontent dans l'une des plus grandes batailles de
l'histoire, la bataille de la Marne.
La bataille de la Marne
Acheminée à la hâte, parfois en taxis, de Paris jusqu'à à Meaux, l'armée de
Maunoury tient, avec le corps expéditionnaire anglais le front ouest. Au centre
du dispositif français, la Ve armée de Franchet d'Esperey et la Xe armée de
Foch protégent les territoires des bords de Marne, de Château Thierry à
Saint Menhould . A l'est, la IXe armée tient l'Argonne et la IIIe armée de
Sarrail protége Verdun. Le 5 septembre, à proximité de Meaux, l'armée de
Manoury attaque de flanc, les troupes allemandes de Von Kluck. Le choc est
rude. Le 6 septembre, les armées françaises abandonnent la fuite pour
faire face à des allemands surpris et fatigués. Le 7 septembre la
manœuvre française porte ses premiers fruits : l'attaque de l'armée de Paris
déséquilibre le centre des armées allemandes. A Coulommiers, la ligne
allemande est désormais brisée et sur l'ensemble du front, les français
reprennent l'offensive Le 9 septembre l'état major allemand ordonne le repli.
Le 11 septembre, la victoire est acquise. Les troupes allemandes perdent
Reims et Soisson.