Prise de Trocadéro
Le 7 avril 1823, l'armée de Louis XVIII envahit l'Espagne, Madrid tombe rapidement. Allié
des français, le roi Ferdinand VII est otage des libéraux à Cadix. Commandée par le duc
d'Angoulême, l'armée française rentre en Andalousie et assiège Cadix. L'amiral Dupérré
en bloque les voies maritimes. Sur terre, le fort de Trocadéro en protége l'accés. Le 10
aout 1823, l'ultimatum lancé en vain par les français expire. La bataille débute par un
violent bombardement. Le lendemain, la troupe française prend le fort de Trocadéro et
la ville de Cadix. Cette victoire sonne le glas du gouvernement libéral espagnol.
Ferdinand VII est rétabli sur le trône.
Alma
Au cours de la guerre de Crimée, le 20 septembre 1854, en partie grâce à l'héroïsme de
ses zouaves, les troupes franco-anglaises écrasent les russes. 18 000 russes sont
tués tandis que les franco-anglais ne comptent que 800 disparus. Cette victoire leur
ouvre le route de Sébastopol. Mais à l'attaque massive, l'état major franco anglais
préfère assiéger la ville. Les russes profitent de ce répit pour organiser leur défense.
Siége de Sébastopol- Batailles de Malakoff , d'Inkermann,
La ville de Sébastopol est protégée par sa rade, un fleuve et plusieurs collines. Entre le
21 septembre 1854 et le 10 septembre 1855, ces lieux seront synonyme de boucherie
et d'enfer. Le prince GORTCHAKOV défend la ville. Le général CANROBERT, remplacé
en cours de siége par le général Pélissier, et lord RAGLAN commandent les troupes
alliées. Plusieurs attaques sanglantes rythment le siége. Celle d'Inkermann le 5
novembre est surnommée "journée de l'abattoir". En août La prise du Mamelon vert fait
8000 victimes chez les russes. Chaque jour, le choléra tue 250 hommes parmi les alliés.
Le 8 septembre après 72 heures de bombardement par 814 canons alliés, les zouaves
réussissent à prendre la redoute de Malakoff. La position est stratégique. Malgré la
précarité de sa situation Mac Mahon tient Malakoff : "J'y suis, j'y reste". L'obstination du
futur président de la République donne la victoire aux franco anglais. Gortchakov
ordonne la destruction et l'évacuation de Sébastopol. Le 10 septembre 1855, les
français prennent les ruines d'une ville.
Magenta
En réaction à l'invasion de l'Italie par les Autrichiens, Napoléon III décide d'engager la
guerre. Dans la région de Lombardie, une première escarmouche voit s'affronter les
deux troupes le 3 juin 1859. Le lendemain, la bataille s'engage véritablement. Napoléon III
commande lui même l'armée française. Longtemps la lutte est indécise. Tandis que
Napoléon III attend les renforts de Mac Mahon, Gyulai, le commandant des troupes
autrichiennes annonce sa victoire. Mais les premiers renforts français arrivent en début
d'après midi, à 16 heures le gros des troupes de l'armée de secours parvient sur le
champ de bataille. Aide décisive. Les zouaves réussissent à percer les défenses
autrichiennes. Ces derniers fuient en laissant plus de 10 000 morts sur le champ de
bataille. Les français entrent dans Milan.
Solferino
17 000 français et 22 000 autrichiens tombent le 24 juin 1859 à Solferino. Sanglante
bataille qui débute presque par hasard : les autrichiens désormais commandés par
l'empereur François Joseph, évacuent la Lombardie. François Joseph a placé des
troupes sur les collines environnantes, le centre de son dispositif tient la plaine. Sur un
front de plus de 15 kilomètres, 320 000 hommes se font face à Solferino. Niel est en
difficulté sur le flanc sud, mais enfoncés au centre et sur leur droite, la ligne de
défense autrichienne est coupée en deux. Les violents combats se poursuivent mais à
17 heures un violent orage salue la victoire française. Napoléon III décide de mettre un
terme à la guerre.