Moskova ou Borodino
Le 7 septembre 1812, à une centaine de kilomètres à l'ouest de Moscou, la Grande
Armée affronte les russes du maréchal Koutouzof. De force quasi équivalentes, 120
000 hommes et quelques 600 canons sont installés de part et d'autres d'un front de 4
kilomètres. La grande redoute, au centre du champ de bataille en est le point
stratégique. Elle est prise au matin par les forces des maréchaux Ney et Davout mais
reprise par les russes après une sanglante contre attaque. A l'issue de 12 heures de
combat, Koutouzof ordonne le repli de ses troupes. Malgré 50 000 russes hors de
combat, les français perdent 30 000 hommes. Ce demi succès, ouvre les portes de
MOscou à Napoléon. Le 14 septembre la Grande Armée, fatiguée et affamée par la
stratégie de terre brûlée initiée par l'armée russe, rentre dans Moscou en feu et vidée
de ses habitants.
Leipzig 17 et 18 octobre 1813
Cette bataille connue sous le nom de bataille des nations oppose les français aux
armées dites de Silésie, du Nord et de Bohèmes commandées respectivement par
Schwarzenberg, Blucher et Bernadotte. Les coalisés peuvent compter sur 320 000
hommes. Les français ne sont que 180 000 mais tiennent le terrain. La bataille durera
3 jours. Le 16 octobre, attaqué par le nord et le sud, Napoléon réussit à repousser
un premier assaut. Le deuxième jour, la Grande armée se rapproche de Leipzig mais
doit faire face à la défection de ses 15 000 Saxons qui rejoignent l'ennemi. Le 18
octobre, submergé, Napoléon ordonne la fuite. La bataille coûte 60 000 hommes aux
français. Leipzig sonne la chute de l'Empire. La coalition prend les Etats Allemands et
marche sur Paris. Le 6 avril 1814 Napoléon abdique.
Waterloo
De retour d'exil, Napoléon débarque en France le 1er mars 1815. En quelques mois, il
réussit à former une armée de 500 000 grognards. Avec 125 000 hommes, Napoléon
se porte sur les frontières belge. Son objectif consiste à éviter la jonction de l'armée
anglaises commandée par Wellington et l'armée prussienne de Blucher. Le 16 juin il
remporte la bataille contre les prussiens. En vain, sur la morne plaine de Waterloo, le
18 juin, contre une force anglaise à peu prés équivalente, l'attaque de Napoléon n'est
pas suffisamment rapide. L'arrivée des renforts prussiens fait basculer le cours de
la bataille. Malgré l'opposition de la vieille garde commandée par Cambronne, les
français sont vaincus. 40 000 français meurent à Waterloo. En juillet 1815, Napoléon
est exilé à Saint Hélène.