Eckmül 22 avril 1809
Sur les rives du Danube en Bavière, du 2O au 23 avril 1809, les troupes
napoléoniennes battent les autrichiens dans une série d'affrontements. Le 23 à Eckmül,
à l'issue de violents combats, Davout réussit à prendre le dessus sur l'archiduc
Charles. Le lendemain, Napoléon prend la ville de Ratisbonne, où il reçoit d'ailleurs la
seule blessure de sa carrière. Le 13 mai 1809, les français rentrent une nouvelle fois
dans Vienne.
Essling
Les 90 000 hommes de l'armée autrichienne de l'Archiduc Charles se sont repliés sur
la rive droite du Danube. Napoléon les poursuit, il commande Massena et Lannes de
franchir le Danube. Le 20 mai 1809, 30 000 français ont traversé le Danube mais une
crue subite empêche le passage du gros des troupes. Une bataille déséquilibrée
s'engage. Les français résistent. Les ponts rétablis 30 000 hommes de renforts se
jettent dans la contre offensive mais une deuxième crue interdit l'apport d'artillerie. Les
autrichiens remportent la bataille, Lannes est tué, quelques 20 000 français sont mis
hors de combat. Napoléon décide de se replier sur l'Ile de Lobau et d'attendre les
renforts des armées d'Italie et de Dalmatie.
Wagram 6 juillet 1809
Avec l'arrivée de MacDonald, du Prince Eugène et de MArmont à la tête des armées
d'Italie et de Dalmatie, Napoléon peut, avec ce renfort de 150 000 hommes et plus de
600 canons, reprendre l'offensive. Positionné sur le plateau de Wagram, surplombant le
Danube, au nord est de Vienne, l'archiduc Charles dirige 160 000 soldats et une forte
artillerie. Il attend encore 20 000 hommes supplémentaires. Napoléon décide d'attaquer
avant l'arrivée des renforts autrichiens. Son plan consiste à prendre ses ennemis à
revers pour dégarnir le centre de leur dispositif et dans un deuxième temps, lancer
l'offensive décisive sur le plateau de Wagram. Au soir du 5 juillet, la bataille est
indécise. Le lendemain, les autrichiens reprennent l'offensive. La bataille fait rage sur
un front d'une quinzaine de kilomètres. Sur la gauche Massena et 18 000 hommes
reculent devant 60 000 autrichiens. Le plan de Napoléon prend forme : la droite et le
centre du dispositif autrichien sont dégarnis. Avec 100 pièces d'artillerie pointées sur le
centre du front, les français portent le coup de grâce. L'armée autrichienne est coupée
en deux. Débordé de tous les côtés, l'archiduc Charles ordonne la retraite. 50 000
autrichiens et 34 000 français sont morts à Wagram. L'Autriche est acculée à
l'armistice.